… et puis, les sons d’un Aria !
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Salutations
à un lecteur futur
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10-03-05
Je conduisais dans la
circulation embouteillée de notre petite ville et écoutais la radio … quand
soudainement je fus captivé par les sons
d’un aria – comme c’était merveilleux !
Seuls les Italiens ou Mozart savaient les composer ! Les mots n’avaient pas d’importance ; c’étaient les sons harmonieux qui lui donnaient
son essence ! J’étais envahi de
joie, mêlée un peu de mélancolie, mais aussi de lumière, et de la résonance de
mon « âme » – si « l’âme » existe encore dans notre monde
moderne. Ils avaient composé cette
musique, il y a quelques 150 ans – probablement pour un riche mécène – investissant
toute leur sensibilité dans ces harmonies – créant un don pour nous dans notre époque,
tellement distante de la leur. Si
seulement nous pouvions, nous aussi, transmettre au monde futur un message de
beauté, de consolation et de joie – et pas nous préoccuper seulement des banalités
quotidiennes. Que voudrions-nous
transmettre ? Sans doute quelques
images simples et humains de notre temps – qui échappent toujours au média et à la mode?
*
*
Est-ce qu’on peut exprimer les images d’idéalisme,
mélancolie, amour et espoir en musique?
Les adultes étaient réunis
et parlaient de leurs enfants qui étaient sortis de l’université, il y a
quelques années, et étaient censés avoir réussi en s’établissant dans leurs
propres vies. Il y avait la mère de deux
enfants qui par idéalisme, à la sortie de l’université, avaient rejoint une
organisation charitable et étaient partis dans un pays sous-développé pour
aider les pauvres. A présent, ils
étaient de retour, et avaient des difficultés pour trouver un emploi,
construire leur propre vie et bâtir leur propre famille. Ils avaient donné « les meilleurs années
de leur vie » aux autres. Qui
allait les aider maintenant ? Si
seulement on le pouvait ! Mais ils
réussiront ! – Quel aria de jeunesse d’idéalisme, fragilité et espoir
!
Il y avait l’autre mère d’une fille qui
avait étudié l’art et avait soutenu son ami, étudiant aussi. Maintenant que ce garçon avait fini ses
études, leur amitié s’était rompue. L’activité
artistique n’avait pas rapporté beaucoup, ni à l’un, ni à l’autre. A présent, la fille avait l’idée d’ouvrir un
restaurant. Etait-ce là le résultat de
tout son idéalisme et de son dévouement de jeunesse dans le monde ? Si seulement elle pouvait trouver une lumière
dans sa voie, et le bonheur ! Mais
le garçon l’aime toujours. Après tout,
ils pourraient se marier ! Quelle
mélodie de joie, de tristesse et d’espoir, des notes en majeur et mineur.
Il y avait le vieux couple
qui doit encore s’occuper de ses parents autant plus âgés – qui n’étaient pas
toujours modestes dans leur exigence de soins. Pour eux, que subsiste-t-il de
l’épanouissement de vie ? Peut-être
juste une soirée silencieuse, juste pour eux deux, ensemble en harmonie ?
Ne laissez pas la lumière
de votre vie s’éteindre ! C’est
vrai que vous devez être pratique en ce monde impitoyable où l’on a besoin de
revenus pour une vie libre et digne, où l’on doit fixer des limites. Mais c’est toujours la joie et la chaleur
humaine qui donnent un sens à la vie ! Tenez bon dans votre recherche de l’amitié et
aimez ce vrai soutien de la vie qui la rend acceptable ! Songez que peut-être demain, peut-être l’année
prochaine, ou peut-être seulement dans cinq ans, un changement heureux se
produira. N’est ce pas que la vie peut continuer
pour beaucoup de temps – et peut être pleine de surprises ?
Je connais un homme et une femme qui se
sont rencontrés seulement alors qu’ils atteignaient la cinquantaine. J’ai connu un prisonnier de guerre qui a été
libéré seulement au bout de onze ans,
alors qu’il était un vieil homme, mais qui ensuite a vécu les plus heureuses années de sa vie avec sa
femme qui l’avait attendu. Je connais
plusieurs jeunes gens qui, pendant un certain temps, étaient tout à fait
malheureux et sans succès dans leur travail, jusqu’à ce que surgisse la grande
opportunité qu’ils pouvaient percevoir et saisir – ou jusqu’à ce qu’ils
trouvent le bon partenaire de leur vie – et maintenant ils apprécient une vie
pleine de lumière et signification.
L’un d’entre eux, d’un très bon coeur,
fait, à présent, contribution aux autres de son temps et bonheur de vivre,
tardivement trouvé.
Est-il impossible de
regarder au-delà de soi, de voir le monde dans ses dimensions diverses ? Le monde offre la joie ! La vue d’un beau paysage, d’un agréable
jardin, ou simplement de quelques fleurs peut procurer la joie. Elle peut naître dans la simple observation
d’une rue très fréquentée au centre de la ville – en voyant quelques jeunes
gens heureux ou quelques autres plus âgés intéressants. Il faut tout simplement participer dans la
vie, dans ce monde haut en couleurs ! Il faut participer à la joie de la vie ! Voir la lumière-or du matin, l’éclat de midi,
la douceur du soir. Voir les nuages et
sentir la pluie rafraîchissante. Vous
aurez une expérience encore plus enrichissante, si vous ne restez pas assis à
regarder mais participez avec créativité.
Une personne avait reçu
beaucoup d’assistance, lorsqu’elle était jeune. Ses assistants n’avaient accepté aucune
compensation. Beaucoup plus tard, cette
même personne apportait son aide à quelques jeunes, leur permettant de réparer
leur voiture en vue d’un grand voyage ; à son tour, elle refusait toute compensation,
demandant seulement que l’aide soit
parfois transmise, quelque part, à quelqu’un d’autre. Les jeunes gens ont démarré joyeusement,
saluant une fois de plus à leur départ. Où
cette chaîne de l’entraide peut-elle avancer à présent ?
Quotidiennement, un vieil homme vérifiait
sa boîte aux lettres, espérant un courrier qui n’arrivait jamais. Un jour, alors qu’il était assis dans son
jardin, un petit oiseau se mit à chanter. Le vieil homme ne s’est plus préoccupé de sa
lettre et à partir de cet instant a guetté le petit oiseau, le voyant trouver
partenaire, construire un nid, élever des poussins, lesquels s’envolèrent joyeusement
dans le monde. Durant l’hiver, le vieil
homme donna a manger à l’oiseau – en attendant le printemps et l’arrivée de
nouveaux nichées. La vie a son propre
chemin pour avancer, tout en suivant son propre cour. Il faut garder les yeux ouverts sur la
vie !
Et que dire du
bonheur ! Un grand-père et sa petite-fille souhaitaient faire une
promenade ; c’était une journée ensoleillée et chaude ; les
fleurs s’épanouissaient dans les jardins et les arbres projetaient leurs ombres
rafraîchissantes. La petite-fille
n’avait pas envi de marcher ; elle préférait bondir ; aussi
questionna-t-elle son grand-père « peux-tu bondir, toi
aussi ? ». Il répondit « voyons si nous pouvons ; regardes
bien » Et tous les deux, ils bondirent joyeusement ; vite, sauter sur
un pied en avant – sauter à l’autre pied – vite sauter sur l’autre pied en
avant – sauter au premier pied encore – vite
sauter au premier pied en avant – et continuer comme ça pour quelque temps. On pourrait composer une vive petite mélodie
pour l’accompagner. Ils ont bondit sur
une grande distance, puis ils se sont arrêtés pour se reposer – grand-papa
légèrement essoufflé – et ils ont ri tous les deux pendant un bon moment.
L’aria peut-il être
noble ? Où y a-t-il encore quelque
chose de noble dans notre monde moderne ? N’est-il pas noble de s’oublier pour une
fois ? N’est-il pas noble d’avoir
pour une fois seulement le bon et le beau à l’esprit ? Ainsi, un enfant peut faire quelque chose de
noble, tout comme un adulte, un politicien ou un héros. Ainsi, vous pouvez faire quelque chose de
noble, en simplement communicant avec quelqu'un, lequel ainsi sera heureux. Vous pouvez appeler quelqu’un pour n’importe
quelle raison ou envoyer un e-mail ; c’est tellement facile de nos jours avec juste
quelques petits cliques !
Ce matin, j’ai reçu la réponse à un de mes
e-mails ! En fait, mon courrier
avait été bref ; la réponse était
simple elle aussi, mais elle venait du cœur ! On m’avait compris et on avait éprouvé de la
joie ; et maintenant, je la ressentais !
Elle était une musique au cours de la
vie – pendant un court instant – mais qui résonne encore !
L’histoire que vous lisez
ici est tout à fait simple, mais elle vient également du cœur. A-t-elle laissé une harmonie ? Est-il possible qu’elle résonne pendant plus
longtemps ? Quelle est l’harmonie de
l’amour : un peu de tristesse, d’espoir, même une exubérance – la
résonance d’une longue vie ? Il
faut l’accepter comme un cadeau du moment. Ensuite, chantez votre propre aria, la chanson
de votre vie, de l’amour chaleureux, avec un peu de tristesse, beaucoup de
joie, peut-être aussi un instant d’exubérance, et envoyez la à quelqu’un
d’autre. Ou mettez la de côté, quelque
part ou probablement quelqu’un d’autre, dans cent ans, la trouvera et ressentira
une certaine joie !
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10-03-05